La kératoconjonctivite infectieuse

La kératoconjonctivite infectieuse bovine due à Moraxella bovis reste une maladie d’importance majeure en élevage bovin.

Une question? Besoin de plus d’informations?
083 23 05 15 / autovaccin@arsia.be

En résumé


La kératoconjonctivite infectieuse bovine due à Moraxella bovis reste une
maladie d’importance majeure en élevage.
Un diagnostic précis, basé sur l’isolement bactérien, est essentiel pour
mettre en place une stratégie de contrôle adaptée.
Les autovaccins proposés représentent une alternative pertinente,
particulièrement dans les troupeaux confrontés à des souches locales
résistantes ou récurrentes. Leur utilisation, combinée à une gestion
raisonnée des antibiotiques et des mesures sanitaires, constitue un outil
efficace pour améliorer la santé oculaire et la productivité du cheptel.

Agent pathogène & importance clinique


Moraxella bovis est une bactérie à Gram négatif, aérobie stricte, responsable de la kératoconjonctivite infectieuse bovine.
Cette affection oculaire est hautement contagieuse et constitue une pathologie majeure en élevage bovin, en particulier chez les veaux et génisses en pâturage.

ELLE ENTRAÎNE:

  • Douleur et inconfort
  • Baisse de l’ingestion et de la croissance
  • Pertes économiques importantes liées à la diminution des performances zootechniques, aux coûts de traitements et parfois à la réforme anticipée.


LA TRANSMISSION EST FAVORISÉE PAR:

  • La présence de vecteurs mécaniques (mouches, poussière, vent)
  • Des facteurs de stress (UV, densité animale, co-infections avec Mycoplasma bovis),
  • La virulence de certaines souches de M. bovis (production de toxines et d’adhésines).

Diagnostic de l’infection


Le diagnostic repose sur plusieurs approches :

  • Clinique : présence de larmoiement, photophobie, ulcération cornéenne centrale typique évoluant vers une opacité blanchâtre.
    Les cas peuvent aller jusqu’à la perforation cornéenne.
  • Épidémiologique : apparition en foyer, souvent en période estivale, dans un contexte de pâturage avec forte exposition aux mouches et aux UV.
  • Bactériologique : isolement de M. bovis par écouvillon conjonctival et culture en laboratoire.
    L’identification précise permet de confirmer l’agent causal, car d’autres bactéries opportunistes peuvent coloniser l’œil atteint.


Un diagnostic différentiel doit toujours être envisagé (traumatisme mécanique, présence de corps étrangers, autres bactéries oculaires).

Gestion & traitement


Les traitements classiques associent :

  • Antibiothérapie locale ou systémique,
  • Anti-inflammatoires pour réduire douleur et inflammation,
  • Mesures sanitaires : lutte contre les mouches, réduction de la poussière, isolement des animaux atteints.


Cependant, la récurrence et la variabilité des souches compliquent le contrôle uniquement par antibiothérapie.

Autovaccination


Civasel, filiale de l’ARSIA, propose des autovaccins pour lutter contre cette maladie.

PRINCIPE

  • Ils sont fabriqués à partir de souches de M. bovis isolées directement sur le cheptel concerné.

  • Après inactivation et préparation selon un procédé réglementé, ils sont administrés au troupeau afin de stimuler une immunité spécifique contre la souche locale.

AVANTAGES

  • Adaptation à la diversité antigénique des souches présentes dans l’élevage.

  • Réduction du recours systématique aux antibiotiques.

  • Diminution de l’incidence et de la gravité des cas cliniques.

  • Amélioration du bien-être animal et limitation des pertes économiques.

LIMITES

  • Temps nécessaire entre l’isolement de la souche et la disponibilité de l’autovaccin.

  • Nécessité de respecter scrupuleusement les protocoles d’utilisation (primovaccination + rappels).

  • Efficacité dépendante des conditions d’élevage et des mesures d’accompagnement (hygiène, lutte contre les vecteurs).
Mise à jour: Septembre 2026

A PROPOS

Civasel est une filiale de l’ARSIA spécialisée dans le développement et la production d’autovaccins vétérinaires sur mesure, destinés à renforcer la santé des élevages.

BON DE COMMANDE

CONTACT